Sclérothérapie des varices : mousse, effets secondaires

Sclérothérapie : mécanisme, mousse, échoguidage, effets indésirables, contre-indications. Guide pharmacien fondé sur les recommandations 2023-2024.

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Sclérothérapie des varices : mousse, échoguidage — comment ça marche ?

📅 Publié le 19 avril 2015 🔄 Dernière révision 12 septembre 2026 ⏱️ 17 min de lecture

La sclérothérapie des varices consiste à injecter, sous forme liquide ou en mousse, un produit qui détruit de l’intérieur la paroi de la veine malade : celle-ci se referme puis se transforme progressivement en un cordon fibreux inerte, sans passer par le bistouri. C’est aujourd’hui, avec le laser endoveineux et la radiofréquence, l’une des trois grandes techniques de traitement des varices, et la seule qui se pratique entièrement au cabinet, sans anesthésie.

Elle s’inscrit en complément — jamais en remplacement — des mesures de prévention, des veinotoniques et du port d’une contention veineuse adaptée.

⚡ L’essentiel en un coup d’œil

🎯 À quoi ça sert, vraiment ?

  • Varicosités, veinules, varices réticulaires et troncs saphènes — technique de référence (⭐⭐⭐⭐)
  • Prévention des complications de la maladie variqueuse (ulcère, hémorragie, thrombose superficielle) (⭐⭐⭐)
  • ❌ Pas un traitement définitif garanti : une reperméabilisation ou une récidive reste possible avec le temps

💊 Comment ça se passe ?

  • Forme liquide (petits vaisseaux) ou mousse selon la technique de Tessari (troncs saphènes)
  • Séances de 15 à 30 min, espacées de 15 à 30 jours, sans anesthésie
  • Effet visible en plusieurs semaines à quelques mois

🚫 4 questions à poser avant de conseiller

  • La patiente est-elle enceinte ou allaitante ?
  • Existe-t-il un antécédent personnel ou familial de phlébite ou de thrombose ?
  • Un foramen ovale perméable a-t-il déjà été diagnostiqué ?
  • Une allergie au produit sclérosant est-elle connue ?

Le détail de chaque point — mécanismes, preuves, sources — est développé section par section ci-dessous.

1. Qu’est-ce que la sclérothérapie ? Le mécanisme d’action

En bref : le produit sclérosant dissout la membrane des cellules de l’endothélium (la paroi interne de la veine), déclenchant une fibrose cicatricielle qui referme le vaisseau — c’est une ablation chimique, au même titre que le laser est une ablation thermique.

La sclérothérapie consiste en l’injection d’un produit sclérosant directement dans la varice (injection intravariqueuse). Trois familles de produits existent : les agents détergents — polidocanol (Aetoxisclérol®) et tétradécylsulfate de sodium (Trombovar®, Fibrovein®) —, qui dissolvent la membrane phospholipidique des cellules endothéliales ; les agents irritants, comme la glycérine chromée (Sclérémo®), qui dénaturent ces mêmes cellules par toxicité directe ; et les agents osmotiques (solutions salées ou glucosées hypertoniques), non utilisés en France (Josnin M, Neaume N, Rev Prat, 2024).

Ce mécanisme détruit l’endothélium ainsi que la partie sous-jacente de la média : un thrombus (caillot) se forme, puis se transforme en tissu conjonctif cicatriciel au fil de plusieurs semaines. La veine disparaît progressivement de la circulation — une reperméabilisation partielle reste toutefois possible, ce qui explique pourquoi plusieurs séances sont parfois nécessaires.

👨‍⚕️ Conseil au comptoir

La sclérothérapie est un acte médical réalisé par un médecin vasculaire (angiologue-phlébologue) — orientez systématiquement vers cette consultation plutôt que de laisser croire qu’un geste esthétique en institut peut s’y substituer.

2. Indications : quelles varices peut-on traiter ?

En bref : tout type de varice est théoriquement éligible, mais les meilleurs résultats concernent les varicosités, veinules et petits troncs saphènes — la mousse permet d’élargir le champ aux veines jusqu’à 8 mm de diamètre.

La sclérothérapie est indiquée en cas de varices sur un tronc saphène, de veinules ou de varicosités. Selon les recommandations européennes, tout type de varice est éligible (Rabe E et al., Phlebology, 2014), mais les meilleurs résultats restent obtenus sur les varices de petite taille incontinentes, les varicosités et les veinules. Concernant le diamètre veineux, une limite de 8 mm fait aujourd’hui consensus pour la forme mousse, certains auteurs allant au-delà (Josnin M, Neaume N, Rev Prat, 2024).

La mise en œuvre du traitement doit toujours répondre à une demande symptomatique ou esthétique réelle du patient, et rester médicalement justifiée : l’objectif est de prévenir l’apparition de complications (thrombose veineuse, rupture hémorragique, troubles trophiques, ulcère).

3. Liquide ou mousse : quelle différence ?

En bref : la mousse, préparée au moment de l’injection, prolonge le contact entre le produit et la paroi veineuse et se voit à l’échographie — elle traite des veines plus larges que la forme liquide, mais concentre aussi la quasi-totalité des effets indésirables neurologiques.

La sclérothérapie à la mousse est une variante préparée extemporanément, selon la technique de Tessari : le produit sclérosant liquide est mélangé à de l’air ambiant, dans un rapport d’un volume de liquide pour quatre volumes d’air, à l’aide d’un robinet à trois voies ou d’un biconnecteur entre deux seringues. Le volume maximal ne doit pas excéder 10 mL de mousse par séance (recommandations européennes, Rabe E et al., Phlebology, 2014).

Elle donne de meilleurs résultats que la forme liquide car le temps de contact entre le produit et la veine est augmenté, et permet de traiter des veines de plus gros calibre. Les microbulles d’air rendent en outre le produit visible à l’échographie, comme un traceur, ce qui améliore la sécurité de l’injection.

ℹ️ Quels produits ont l’autorisation pour la mousse ?

En France, seules certaines concentrations bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour la forme mousse : Aetoxisclérol® 1, 2 et 3 % et Fibrovein® 1 et 3 % (Choosing Wisely France, Josnin M, Phlébologie Ann Vasc, 2023).

Sclérothérapie à la mousse : technique de Tessari Seringue 1 1 vol. sclérosant Seringue 2 4 vol. air stérile robinet 3 voies Mousse sclérosante microbulles = traceur échographique Varice sous échoguidage injection intraveineuse de la mousse endothélium détruit → fibrose cicatricielle

Schéma Astuces Pharma d’après la méthode de Tessari (consensus de Tegernsee) et les recommandations européennes de sclérothérapie.

4. Sclérothérapie échoguidée : quand et pourquoi ?

En bref : dès que la veine à traiter est profonde, peu visible ou proche d’une zone à risque, l’injection est guidée par échographie — c’est même une obligation pour les troncs saphènes et leurs récidives.

Si la veine à scléroser est peu visible à l’œil nu ou difficilement accessible, la sclérothérapie peut être guidée par échographie : on parle d’échosclérothérapie ou sclérothérapie échoguidée. Ses indications sont les troncs saphènes, les veines perforantes, les récidives post-chirurgicales et les régions à risque comme la région inguinale ou la fosse poplitée (Josnin M, Neaume N, Rev Prat, 2024). Pour le traitement d’une veine saphène ou de sa récidive, l’échoguidage est aujourd’hui obligatoire et la forme mousse recommandée.

5. Comment se déroule une séance ?

En bref : une séance dure 15 à 30 minutes, sans anesthésie, et se répète toutes les 2 à 4 semaines ; la patiente marche immédiatement après et porte une compression pendant 2 à 3 semaines.

Le patient est traité en décubitus. Le médecin repère la veine par échographie si besoin, prépare le produit et injecte sous contrôle visuel ou échographique en temps réel. Une compression est immédiatement appliquée sur la jonction pour limiter le passage du produit vers le réseau veineux profond. La séance dure en moyenne 15 à 30 minutes, sans anesthésie, et le patient peut marcher immédiatement après (Chen CH et al., Dermatol Surg, 2012). Les séances, réalisées en cure, sont espacées de 15 à 30 jours.

  • Port d’une compression médicale classe 2 pendant 2 à 3 semaines après la séance (Josnin M, Neaume N, Rev Prat, 2024)
  • Marche encouragée dès la sortie ; sport déconseillé pendant les 48 heures suivantes
  • Un contrôle écho-Doppler est généralement réalisé 4 à 6 semaines après la séance, pour vérifier l’efficacité et programmer une sclérose complémentaire si besoin

6. Contre-indications : qui ne peut pas en bénéficier ?

En bref : grossesse, allaitement, antécédent de thrombose et allergie au produit restent les contre-indications absolues les plus fréquentes en officine — la forme mousse ajoute ses propres contre-indications liées au foramen ovale perméable.

⚠️ Contre-indications absolues

Allergie au produit sclérosant, risque thromboembolique veineux élevé, artériopathie oblitérante des membres inférieurs au stade d’ischémie permanente, thrombose veineuse profonde ou superficielle aiguë, infection locale ou généralisée sévère, alitement prolongé, grossesse et allaitement. Pour la mousse spécifiquement : foramen ovale perméable connu et symptomatique, ou associé à un anévrisme du septum interauriculaire, même asymptomatique (ANSM, juillet 2023 ; Josnin M, Neaume N, Rev Prat, 2024).

Les contre-indications relatives incluent l’artériopathie au stade d’ischémie d’effort, l’asthme (pour le tétradécylsulfate de sodium) et la thrombophilie non majeure connue. Pour la mousse uniquement : un foramen ovale perméable connu mais asymptomatique, des antécédents de migraine, ou des troubles visuels ou neurologiques déjà survenus lors d’une précédente sclérothérapie à la mousse.

7. Effets indésirables : à quoi s’attendre ?

En bref : les effets les plus fréquents (pigmentation, matting, petits hématomes) sont bénins et transitoires ; les complications neurologiques et thromboemboliques, plus rares, restent surveillées de près par les autorités sanitaires.

Suite à une séance, il est fréquent d’observer des ecchymoses, un petit thrombus local, une pigmentation cutanée — qui concerne en réalité 7 à 30 % des patients mais disparaît presque toujours avec le temps — ou l’apparition de fines veinules rouges appelées matting (néotélangiectasies), qui régressent en général en quelques mois (Josnin M, Neaume N, Rev Prat, 2024).

Plus rarement : malaise vagal, réaction allergique pouvant exceptionnellement aller jusqu’au choc anaphylactique (d’où la présence d’adrénaline dans la trousse d’urgence du praticien), extension thrombotique au niveau des jonctions (EFIT), ou nécrose cutanée liée à une injection paraveineuse — plus fréquente avec la forme liquide qu’avec la mousse. Les complications thromboemboliques restent rares, avec un taux médian rapporté à 0,6 % (de 0 à 6 % selon les études).

🔭 Perspective de recherche

Foramen ovale perméable et troubles neurologiques : un lien encore mal compris

Les troubles visuels et les céphalées post-sclérothérapie sont plus fréquents avec la forme mousse qu’avec la forme liquide, et restent classés comme non graves. Plus rarement, cinq cas d’accidents ischémiques transitoires — tous régressifs — ont été publiés dans la littérature ; un foramen ovale perméable (FOP) semblait impliqué, sans y être systématiquement retrouvé. L’hypothèse mécanistique la plus discutée est le passage de microbulles d’air de la mousse sclérosante à travers un FOP jusqu’à la circulation cérébrale (⭐⭐, série de cas cliniques, données non systématiques). C’est ce lien encore débattu qui a conduit l’ANSM à durcir sa position en 2023 en classant tout FOP connu — même asymptomatique — comme contre-indication absolue à la mousse, alors que les recommandations européennes ne visaient jusque-là que les FOP symptomatiques.

Conseil au comptoir calibré sur la preuve : il n’y a pas lieu de recommander un dépistage systématique du FOP avant une sclérothérapie à la mousse — mais tout antécédent de migraine ou de trouble visuel après une précédente séance doit être signalé au médecin vasculaire.

8. Cas particuliers : grossesse, anticoagulants, migraine

En bref : l’âge avancé n’est pas un frein, les anticoagulants ne sont pas une contre-indication en soi, mais la grossesse et l’allaitement excluent le geste sauf situation exceptionnelle.

  • Grossesse : hormis des indications exceptionnelles (troubles trophiques, risque de rupture, varice vulvaire menaçante pour l’accouchement), la sclérothérapie n’est pas indiquée pendant la grossesse. Il est en revanche possible de traiter l’insuffisance veineuse avant ou entre deux grossesses.
  • Anticoagulants : ce n’est pas en soi une contre-indication, sous réserve de l’indication de l’anticoagulation elle-même. Les données restent limitées mais ne montrent pas de différence de sécurité ni d’efficacité (Josnin M, Neaume N, Rev Prat, 2024). Voir l’article dédié aux anticoagulants oraux pour la conduite à tenir au comptoir.
  • Migraine : la sclérothérapie, en particulier à la mousse, peut déclencher une crise chez les patients migraineux. Ce n’est pas une contre-indication formelle selon certains auteurs, une contre-indication relative selon d’autres — dans tous les cas, la patiente doit en être informée avant le geste.
  • Âge avancé : ce n’est pas une contre-indication — la sclérothérapie est même à privilégier par rapport à la chirurgie chez les patients les plus fragiles.

9. Après la séance : soins et accompagnement naturel

En bref : les gestes qui protègent réellement la cicatrisation (chaleur, marche, contention) reposent sur des données solides ; les remèdes « anti-bleus » proposés au comptoir (arnica, hélichryse) reposent sur des preuves beaucoup plus modestes.

Pour limiter les hématomes après une sclérose, une pommade à base de polysulfate de pentosane (Hémoclar®) peut être appliquée localement deux fois par jour ; cette substance, proche des héparines, lutte contre l’inflammation et la thrombose des vaisseaux superficiels. Elle est contre-indiquée en cas d’allergie ou d’antécédent de baisse des plaquettes sous héparine.

Côté phytothérapie, le gel ou la pommade à l’Arnica montana reste très demandé au comptoir : le capitule renferme des lactones sesquiterpéniques (hélénaline, dihydrohélénaline) aux effets anti-inflammatoires observés in vitro et chez l’animal. Côté aromathérapie, l’huile essentielle d’hélichryse italienne est traditionnellement utilisée en effleurage sur les hématomes, éventuellement associée à l’HE de laurier noble et à l’HE de menthe poivrée diluées dans une huile végétale comme l’huile de calophylle — jamais sur une plaie ouverte, et après avoir vérifié l’absence d’allergie.

⚠️ Millepertuis en application locale : un risque à ne pas oublier

Certaines formules anti-hématome traditionnelles diluent les huiles essentielles dans un macérât huileux de millepertuis. Utilisé sur la peau, ce macérât est photosensibilisant : toute exposition solaire sur la zone traitée doit être évitée pendant plusieurs jours. C’est un risque distinct de celui, bien connu, du millepertuis pris par voie orale (inducteur enzymatique du CYP3A4, à l’origine de multiples interactions médicamenteuses) — voir l’article dédié au millepertuis et ses interactions pour le détail de ces dernières.

Un traitement homéopathique à base d’Arnica 5 CH et de Ledum palustre 5 CH (5 granules toutes les 30 minutes puis en espaçant) est traditionnellement proposé pour limiter les hématomes post-sclérothérapie. Cette approche relève de l’accompagnement, jamais d’un traitement curatif à part entière.

🆚 Mythe ou réalité ?

❌ Ce qu’on entend souvent

« L’arnica en granules homéopathiques fait disparaître les bleus plus vite, c’est prouvé. »

✅ Ce que montre la recherche

Les preuves sont mitigées et de faible niveau (⭐) : une revue systématique de 10 essais randomisés contrôlés contre placebo a montré que plus la qualité méthodologique d’une étude était bonne, moins elle concluait en faveur de l’arnica homéopathique. Une méta-analyse Cochrane 2024 portant sur 55 essais homéopathiques toutes indications confondues ne retrouve pas non plus d’effet significatif global (p = 0,18). L’usage reste envisageable en accompagnement, jamais comme une alternative aux soins qui ont réellement fait leurs preuves (contention, éviction de la chaleur).

❌ Ce qu’on entend souvent

« La sclérothérapie, c’est un geste esthétique, pas un vrai traitement médical. »

✅ Ce que montre la recherche

Faux dans son principe : la sclérothérapie répond à des recommandations européennes et françaises précises (⭐⭐⭐⭐), avec des contre-indications strictes, un compte-rendu de procédure obligatoire et un suivi écho-Doppler. Elle a un objectif fonctionnel — prévenir thrombose, hémorragie et troubles trophiques — même lorsque la demande initiale est esthétique. Ce n’est un acte purement cosmétique que dans certaines indications très limitées (varicosités isolées sans retentissement fonctionnel).

10. Sclérothérapie, laser ou chirurgie : que choisir ?

En bref : à un an, la sclérothérapie fait au moins aussi bien que la chirurgie avec moins de complications et un coût moindre ; à cinq ans, la chirurgie garde l’avantage sur la récidive — le choix dépend donc autant du type de varice que de l’horizon recherché.

À un stade plus évolué de la maladie veineuse, d’autres techniques d’ablation existent : thermiques (laser endoveineux, radiofréquence, vapeur) ou physique (chirurgie). Une revue Cochrane comparant chirurgie et sclérothérapie a montré que la sclérothérapie obtenait de meilleurs résultats à court terme — taux de réussite, complications, coût sur un an — tandis que la chirurgie restait plus efficace après cinq ans, avec des preuves toutefois jugées de qualité modeste (Cochrane Database Syst Rev, 2015).

Technique Indication de choix Niveau de preuve
Sclérothérapie (liquide/mousse) Varicosités, veinules, troncs saphènes ≤ 8 mm, patients fragiles ⭐⭐⭐⭐
Ablation thermique (laser, radiofréquence) Tronc saphène chez patient à haut risque thrombotique (1ʳᵉ intention) ⭐⭐⭐⭐
Chirurgie (stripping) Récidive à 5 ans à privilégier, varices volumineuses ⭐⭐⭐

Après la séance : ce qu’il faut faire et éviter

✅ À favoriser
Marcher dès la sortie du cabinet, plusieurs fois par jour
Porter la contention classe 2 prescrite pendant 2 à 3 semaines
Dormir les jambes légèrement surélevées
Terminer la douche par un jet d’eau froide sur les jambes, en remontant
🚫 À limiter
Sources de chaleur sur les jambes (soleil, bain prolongé, sauna, hammam, cire chaude) pendant au moins 3 semaines
Longs trajets immobiles en avion ou en voiture sans pause
Sport intense dans les 48 heures suivant la séance
Chaussures à talons de plus de 5 cm

🔑 En résumé

La sclérothérapie des varices détruit chimiquement la paroi veineuse pour la transformer en cordon fibreux, sous forme liquide ou en mousse selon la technique de Tessari, avec ou sans échoguidage selon la profondeur de la veine. C’est un geste médical encadré par des recommandations précises, dont les effets indésirables — pigmentation, matting — sont le plus souvent bénins, mais dont les contre-indications, notamment liées au foramen ovale perméable pour la mousse, doivent être vérifiées avant chaque séance. Les soins locaux (contention, éviction de la chaleur) reposent sur des preuves solides ; les remèdes naturels d’accompagnement, sur des preuves plus modestes.

📚 Sources de cet article

  1. Josnin M, Neaume N. Sclérothérapie et échosclérose liquides et à la mousse. La Revue du Praticien, 2024;74(7):758-62
  2. Rabe E, Breu F, Cavezzi A, et al. European guidelines for sclerotherapy in chronic venous disorders. Phlebology, 2014;29(6):338-54
  3. Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Traitement des varices : conduites à tenir pour réduire les risques cardiovasculaires liés aux sclérosants veineux. Juillet 2023.
  4. Chen CH, et al. Immediate ambulation after ultrasound-guided foam sclerotherapy. Dermatol Surg, 2012
  5. Cochrane. Chirurgie versus sclérothérapie pour le traitement des varices. Cochrane Database Syst Rev, 2015
  6. Josnin M. Choose Wisely — Choisir avec pertinence. Phlébologie Annales Vasculaires, 2023;80(3):72-98
  7. De Maeseneer MG, et al. ESVS 2022 Clinical Practice Guidelines on the Management of Chronic Venous Disease of the Lower Limbs. Eur J Vasc Endovasc Surg, 2022;63:184-267
  8. Revue systématique des essais contrôlés randomisés sur l’efficacité de l’Arnica montana versus placebo (littérature 2005-2010), rapportée dans la littérature de pharmacognosie
  9. Méta-analyse Cochrane 2024 sur l’homéopathie, 55 essais randomisés (résultat global non significatif, p = 0,18)

Cet article est fourni à titre d’information et ne remplace pas une consultation médicale. Seul un médecin vasculaire peut poser l’indication d’une sclérothérapie et évaluer les contre-indications propres à chaque patient.

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