Ovaires après la ménopause : un rôle immunitaire ?
Découvrez ce que font les ovaires après la ménopause : androgènes, rôle immunitaire émergent. Guide fondé sur les études 2026.

Ovaires après la ménopause : immunité, androgènes, faut-il les garder ?
Que deviennent les ovaires après la ménopause ? La réponse courte : ils ne produisent plus d’ovocytes et presque plus d’œstradiol, mais ils ne sont pas inertes. Leur tissu de soutien (le stroma) continue de sécréter des androgènes, et des travaux publiés en 2026 suggèrent qu’ils se transforment en un organe riche en cellules immunitaires.
Cette seconde fonction n’est démontrée pour l’instant que chez la souris ; les données humaines sont en cours de relecture. Elle relance pourtant une question très concrète : faut-il conserver ses ovaires lors d’une hystérectomie après 50 ans ? Cet article fait le point, en distinguant soigneusement ce qui est établi de ce qui reste une hypothèse. Pour la prise en charge globale de cette période, voir le guide complet Ménopause : symptômes, THM 2026, Veoza et poids.
⚡ L’essentiel en un coup d’œil
🎯 Que font les ovaires après la ménopause, vraiment ?
- Production d’androgènes (testostérone, androstènedione) — mesurée chez la femme (⭐⭐⭐⭐)
- Afflux de cellules immunitaires et profil génétique « immunitaire » — chez la souris (⭐⭐)
- Protéines inflammatoires en hausse après 70 ans — étude humaine non encore relue (⭐)
- ❌ Pas de preuve, à ce jour, que ce rôle immunitaire soit bénéfique ou nocif pour la santé
💊 Comment en parler au comptoir ?
- Aucun complément ni médicament ne cible « l’immunité ovarienne »
- Les leviers validés contre l’inflammation de bas grade restent l’activité physique et la réduction de la graisse abdominale
- Toute question sur l’ablation des ovaires se discute avec le chirurgien gynécologue
🚫 4 questions à poser avant de conseiller
- Une hystérectomie est-elle programmée, et l’ablation des ovaires a-t-elle été évoquée ?
- Existe-t-il des antécédents familiaux de cancer du sein, de l’ovaire ou du côlon (BRCA, syndrome de Lynch) ?
- La patiente prend-elle un traitement hormonal de la ménopause (THM) ?
- Cherche-t-elle à acheter un produit « anti-âge ovarien » vu sur Internet ?
Le détail de chaque point — mécanismes, preuves, sources — est développé section par section ci-dessous.
📑 Sommaire de l’article
- 1. Ce que l’ovaire cesse de faire… et ce qu’il continue à faire
- 2. Ce que révèlent les études 2026
- 3. Inflammation de bas grade : une pièce du puzzle ?
- 4. Faut-il garder ses ovaires lors d’une hystérectomie ?
- 5. Ce que ça change (et ne change pas) en pratique
- 6. Tableau récapitulatif des niveaux de preuve
1. Ce que l’ovaire cesse de faire… et ce qu’il continue à faire
En bref : l’ovaire ménopausé ne fabrique plus d’ovocytes ni d’œstradiol en quantité notable, mais son stroma produit encore des androgènes. L’idée d’un organe « éteint » était déjà inexacte avant les découvertes de 2026.
Ce qui s’arrête
La ménopause correspond à l’épuisement du stock de follicules (les petites poches qui contiennent chacune un ovocyte et fabriquent l’œstradiol). Sans follicules, plus d’ovulation, plus de cycle, et une chute de l’œstradiol et de l’inhibine B (l’hormone qui freine l’hypophyse).
L’hypophyse, privée de ce frein, augmente fortement sa production de FSH et de LH (les hormones qui « commandent » l’ovaire). C’est pourquoi une FSH élevée est l’un des marqueurs biologiques de la post-ménopause. Les symptômes de cette transition sont détaillés dans l’article Symptômes périménopause : les reconnaître enfin.
Ce qui continue : les androgènes du stroma
Le stroma ovarien (le tissu conjonctif qui entoure les follicules) reste stimulé par la LH, toujours très présente. Ses cellules thécales et hilaires expriment les enzymes de la stéroïdogenèse, notamment le CYP17A1 (l’« atelier » qui transforme les précurseurs du cholestérol en androgènes).
Les travaux de Fogle et al. (J Clin Endocrinol Metab, 2007) ont prélevé du sang directement dans les veines ovariennes de femmes ménopausées au cours d’une chirurgie. Les concentrations de testostérone et d’androstènedione y étaient nettement plus élevées que dans le sang périphérique : l’ovaire ménopausé sécrète donc encore des androgènes. Une partie est ensuite convertie en œstrogènes dans le tissu adipeux par l’aromatase.
ℹ️ Une métaphore pour s’y retrouver
Imaginez une usine dont la chaîne principale (les follicules) ferme définitivement. Les ateliers annexes (le stroma) continuent de tourner à petit régime. Les études 2026 suggèrent qu’une partie des locaux vides serait ensuite occupée par un nouveau locataire : le système immunitaire.
🆚 Mythe ou réalité ?
❌ Ce qu’on entend souvent
« Après la ménopause, les ovaires ne servent plus à rien, autant les enlever pendant l’opération. »
✅ Ce que montre la recherche
Faux dans sa première partie : la sécrétion d’androgènes est documentée (⭐⭐⭐⭐, Fogle et al., 2007). Et dans la cohorte de la Nurses’ Health Study, l’ablation des deux ovaires lors d’une hystérectomie pour une cause bénigne était associée à une mortalité plus élevée (⭐⭐⭐, Parker et al., 2009 et 2013). La décision reste individuelle : voir la section 4.
👨⚕️ Conseil au comptoir
Quand une patiente dit « de toute façon, mes ovaires ne servent plus à rien », il est juste de répondre qu’ils produisent encore des hormones (des androgènes) et que la recherche leur découvre d’autres rôles. Cela ne signifie pas qu’une ablation est dangereuse dans tous les cas : cela signifie que la question mérite d’être posée au chirurgien.
2. Ovaires après la ménopause : ce que révèlent les études 2026
En bref : chez la souris, l’ovaire post-reproductif change d’identité et se remplit de cellules immunitaires. Chez la femme, un premier travail va dans le même sens mais n’a pas encore été relu par des pairs. À présenter comme une piste, pas comme un fait établi.
L’étude chez la souris (Converse et al., 2026)
L’équipe de Francesca Duncan (Northwestern University, Chicago) a comparé les ovaires de souris âgées de 2, 18 et 24 mois, soit respectivement une phase reproductive jeune, une phase reproductive âgée et une phase post-reproductive (Converse et al., Mol Hum Reprod, 2026).
Pour chaque animal, un ovaire a été examiné au microscope et l’autre analysé par séquençage de l’ARN (une technique qui révèle quels gènes sont activement utilisés dans un tissu). Les résultats principaux :
- Moins de follicules et une réorganisation du collagène avec l’âge, ce qui était attendu.
- Un basculement du profil génétique : les gènes de la reproduction s’éteignent, les gènes de l’immunité dominent.
- Une infiltration accrue de lymphocytes T, de macrophages (les « éboueurs » du système immunitaire) et de cellules géantes multinucléées (des macrophages fusionnés, typiques d’une inflammation chronique).
Les auteurs concluent que l’ovaire post-reproductif acquiert une « identité immunitaire » qui pourrait influencer le vieillissement de tout l’organisme, par des signaux diffusés dans le sang ou vers les tissus voisins.
Schéma simplifié. La partie en pointillés violets correspond à une hypothèse de recherche, pas à un fait établi. D’après Fogle et al., 2007 et Converse et al., 2026.
Et chez la femme ?
La même équipe a analysé les protéines d’ovaires prélevés chez 28 femmes ménopausées de 50 à 75 ans. Chez les femmes de plus de 70 ans, 177 protéines différaient de celles des 50-59 ans, dont plusieurs protéines des voies de l’inflammation (équipe Duncan, preprint bioRxiv, 2026). Si l’ovaire était vraiment inerte, sa composition ne devrait pas continuer à évoluer avec l’âge.
Il s’agit toutefois d’un preprint (un article diffusé avant d’avoir été vérifié par des experts indépendants), sur un petit effectif. Il faut aussi garder en tête une différence importante : la ménopause de la souris ne s’accompagne pas de la chute brutale d’œstrogènes observée chez la femme.
⚠️ Ce que ces études ne disent pas
Elles ne montrent pas que l’ovaire ménopausé « protège » contre les infections, ni qu’il « rend malade ». Comme l’a souligné la gérontologue Bérénice Benayoun dans la revue Science (2026), on ignore encore si l’ovaire âgé émet réellement des signaux immunitaires ou s’il sert simplement de lieu de passage pour des cellules immunitaires. Les titres de presse du type « les ovaires deviennent un organe immunitaire » vont plus vite que les données.
👨⚕️ Conseil au comptoir
Si une patiente a lu un article sur ce sujet, on peut confirmer que la découverte est réelle et sérieuse, tout en précisant qu’elle vient surtout de la souris. La bonne formule : « c’est une piste de recherche prometteuse, qui ne change encore aucun traitement ».
3. Inflammation de bas grade : une pièce du puzzle ?
En bref : la post-ménopause s’accompagne d’une inflammation chronique discrète, bien documentée. L’ovaire immunitaire pourrait y contribuer, mais le levier le plus solide aujourd’hui reste la graisse viscérale, sur laquelle on peut agir.
L’« inflammaging », un feu de fond
Le terme inflammaging (contraction d’inflammation et d’aging, vieillissement) a été proposé par Franceschi et al. (Ann N Y Acad Sci, 2000). Il désigne une inflammation chronique de faible intensité qui s’installe avec l’âge : pas de fièvre, pas de douleur, mais une élévation durable de messagers inflammatoires comme l’IL-6 ou le TNF-α. Ce « feu de fond » est associé aux maladies cardiovasculaires, au diabète de type 2 et au déclin cognitif.
Chez la femme, la ménopause semble accélérer ce phénomène. Dans une étude danoise sur 69 femmes de 45 à 60 ans, les femmes ménopausées avaient davantage de lymphocytes et de monocytes circulants, des taux plus élevés de cytokines inflammatoires, et plus de lymphocytes T « épuisés » ou sénescents (Abildgaard et al., PLoS One, 2020).
🔑 À retenir
Dans cette étude danoise, la masse de graisse viscérale (la graisse profonde du ventre, autour des organes) était un facteur prédictif fort de l’augmentation des globules blancs. Les auteurs estiment que la graisse viscérale et la baisse hormonale contribuent toutes deux à l’inflammation post-ménopausique. Ce lien est détaillé dans Modifications métaboliques à la ménopause.
Où l’ovaire pourrait-il intervenir ?
L’hypothèse avancée par l’équipe Duncan est que l’ovaire âgé pourrait libérer des molécules immunitaires (anticorps, protéines du complément) qui entretiendraient cette inflammation. Cela pourrait éclairer un paradoxe ancien : les femmes vivent plus longtemps que les hommes, mais passent en moyenne plus d’années avec des maladies chroniques.
Reste un point contre-intuitif. Chez des souris dépourvues de système immunitaire fonctionnel, la fibrose ovarienne (l’accumulation de collagène qui rigidifie le tissu, comme une cicatrice) apparaît plus tôt (Landry et al., Sci Adv, 2022). Les cellules immunitaires de l’ovaire âgé pourraient donc aussi jouer un rôle de réparation, et pas seulement d’inflammation. Leur présence n’est pas forcément une mauvaise nouvelle.
🔭 Perspective de recherche : la metformine et l’ovaire âgé
Chez la souris, la metformine (l’antidiabétique de référence) administrée à partir de l’âge mûr a prévenu la fibrose ovarienne liée à l’âge. Elle modifiait la répartition des fibroblastes et des cellules immunitaires, et faisait apparaître une sous-population particulière de macrophages (Landry et al., Sci Adv, 2022). Les fibroblastes « sénescents » (des cellules vieillies qui sécrètent des signaux inflammatoires, appelés SASP) y étaient plus nombreux chez les souris âgées non traitées.
Les mêmes chercheurs avaient observé que des femmes diabétiques ménopausées traitées par metformine avaient un collagène ovarien proche de celui d’ovaires non ménopausés. Mais la metformine ne faisait pas régresser une fibrose déjà installée chez la souris.
Nature des données : modèle animal + observations humaines descriptives. Niveau de preuve : ⭐⭐
Au comptoir : aucune indication à prendre de la metformine « pour ses ovaires ». Les autres pistes de recherche sur cette molécule sont présentées dans Metformine : mécanisme, indications et recherche.
👨⚕️ Conseil au comptoir
Pour une patiente ménopausée qui veut « limiter l’inflammation », le conseil le plus solide ne concerne pas l’ovaire : c’est la réduction du tour de taille, l’activité physique régulière (y compris le renforcement musculaire) et une alimentation de type méditerranéen. Voir le guide pratique de l’alimentation anti-inflammatoire.
4. Faut-il garder ses ovaires lors d’une hystérectomie ?
En bref : en l’absence de risque génétique, les données de cohorte plaident pour discuter la conservation des ovaires lors d’une hystérectomie pour cause bénigne. La décision se prend avec le chirurgien, jamais au comptoir.
Ce que montre la Nurses’ Health Study
Cette grande cohorte américaine a suivi 29 380 infirmières opérées d’une hystérectomie pour une maladie bénigne. Un peu plus de la moitié avaient eu une ablation des deux ovaires (ovariectomie bilatérale), les autres les avaient conservés (Parker et al., Obstet Gynecol, 2009). Par rapport à la conservation, l’ovariectomie était associée :
- à moins de cancers du sein et de l’ovaire ;
- à plus de maladies coronariennes, de cancers du poumon et de décès toutes causes confondues.
Après 28 ans de suivi, 16,8 % des femmes opérées des ovaires étaient décédées, contre 13,3 % de celles qui les avaient conservés, soit un surrisque relatif de 13 % après ajustement (Parker et al., Obstet Gynecol, 2013). Dans cette analyse, l’ovariectomie n’était associée à une meilleure survie à aucun âge.
Pourquoi ce lien ? Ce qu’on sait et ce qu’on suppose
Il s’agit d’une étude observationnelle : elle montre une association, pas une relation de cause à effet démontrée. L’explication classique est hormonale : la perte des androgènes ovariens, et donc des œstrogènes qui en dérivent. Les travaux de 2026 ajoutent une hypothèse complémentaire : si l’ovaire âgé a un rôle immunitaire, l’enlever pourrait aussi modifier l’équilibre inflammatoire. Cette seconde explication n’est pas démontrée.
🚫 Situations où l’ablation des ovaires reste recommandée
Ces données ne s’appliquent pas aux femmes à haut risque de cancer. L’ablation préventive peut rester indiquée notamment en cas de :
- mutation BRCA1 ou BRCA2 ;
- syndrome de Lynch (prédisposition héréditaire aux cancers du côlon, de l’endomètre et de l’ovaire) ;
- lésion ovarienne suspecte ou autre indication posée par le chirurgien.
Une patiente ne doit jamais remettre en cause une ablation programmée sur la seule base de cet article : elle peut en revanche demander au chirurgien pourquoi elle est proposée.
👨⚕️ Conseil au comptoir
Face à une patiente qui va être opérée, le rôle du pharmacien est de l’aider à préparer ses questions pour la consultation : « Est-il prévu d’enlever mes ovaires ? Pour quelle raison ? Mes antécédents familiaux changent-ils quelque chose ? Y a-t-il une alternative, comme l’ablation des seules trompes ? ». La réponse appartient au chirurgien gynécologue.
5. Ce que ça change (et ne change pas) en pratique
En bref : cette découverte change notre regard sur l’ovaire ménopausé, pas encore nos traitements. Aucun produit ne « soigne » l’immunité ovarienne ; les conseils validés de la ménopause restent inchangés.
Ce qui ne change pas
- Le traitement hormonal de la ménopause garde ses indications habituelles (symptômes gênants, prévention osseuse chez certaines femmes). Rien ne justifie de le débuter pour « l’immunité ovarienne ».
- La prévention osseuse et cardiovasculaire reste prioritaire : calcium, vitamine D si carence, activité physique. Voir Ostéoporose : faut-il traiter, quand et combien de temps ?
- Les défenses contre les infections après 65 ans dépendent surtout de la vaccination, de l’état nutritionnel et du sommeil. Voir Immunité après 65 ans : la renforcer simplement.
Ce qui change : le regard sur l’organe
L’ovaire ménopausé n’est plus un « organe à la retraite ». C’est un tissu vivant qui continue d’évoluer pendant des décennies, avec des conséquences possibles sur la santé générale. Ce changement de regard justifie de ne plus considérer son ablation comme un geste anodin, et ouvre la voie à des recherches sur des traitements ciblant l’inflammation ovarienne.
🆚 Mythe ou réalité ?
❌ Ce qu’on entend souvent
« Si mes ovaires deviennent inflammatoires, un complément anti-inflammatoire va les protéger. »
✅ Ce que montre la recherche
Aucune étude n’a testé un complément (curcuma, oméga-3, antioxydants) sur l’inflammation de l’ovaire ménopausé (⭐, absence de données). On ne sait même pas encore si cette inflammation doit être freinée : elle pourrait aussi participer à la réparation du tissu (Landry et al., 2022). Un produit vendu comme « protecteur ovarien » ne repose sur aucune preuve.
👨⚕️ Conseil au comptoir
Si une patiente présente une maladie auto-immune et s’inquiète d’un lien avec ses ovaires, la réponse honnête est qu’aucune donnée ne le montre aujourd’hui. Le suivi de sa maladie reste inchangé ; les approches complémentaires validées sont présentées dans Maladies auto-immunes : micronutrition et traitement.
6. Tableau récapitulatif des niveaux de preuve
En bref : seuls la production d’androgènes et le lien observationnel entre ovariectomie et mortalité reposent sur des données humaines solides. Le rôle immunitaire reste au stade de l’hypothèse.
| Affirmation | Nature des données | Source | Niveau de preuve |
|---|---|---|---|
| L’ovaire ménopausé sécrète des androgènes | Dosages directs chez la femme | Fogle et al., 2007 | ⭐⭐⭐⭐ |
| La post-ménopause s’accompagne d’une inflammation de bas grade | Études transversales humaines | Abildgaard et al., 2020 | ⭐⭐⭐ |
| L’ovariectomie bilatérale (cause bénigne) est associée à une mortalité accrue | Grande cohorte prospective, 28 ans | Parker et al., 2009 et 2013 | ⭐⭐⭐ |
| L’ovaire post-reproductif acquiert un profil immunitaire | Modèle murin | Converse et al., 2026 | ⭐⭐ |
| Protéines inflammatoires accrues dans l’ovaire humain après 70 ans | Étude humaine, 28 femmes, preprint | Équipe Duncan, 2026 | ⭐ |
| L’ovaire âgé favoriserait les maladies chroniques de la femme | Hypothèse des chercheurs | Converse et al., 2026 ; Science, 2026 | ⭐ |
| La metformine prévient la fibrose ovarienne liée à l’âge | Modèle murin + observations humaines | Landry et al., 2022 | ⭐⭐ |
Échelle : ⭐⭐⭐⭐⭐ élevé · ⭐⭐⭐⭐ solide · ⭐⭐⭐ bonne · ⭐⭐ modérée · ⭐ controversé ou préliminaire. Survolez les étoiles pour le détail de chaque cotation.
🔑 En résumé
Les ovaires après la ménopause ne sont pas inertes : ils continuent de produire des androgènes, et les études 2026 suggèrent qu’ils deviennent un organe riche en cellules immunitaires. Ce rôle est établi chez la souris, seulement esquissé chez la femme, et on ignore encore s’il est bénéfique ou nocif.
En pratique, rien ne change dans les traitements. En revanche, ces travaux renforcent un message déjà porté par les grandes cohortes : l’ablation des ovaires lors d’une hystérectomie pour cause bénigne n’est pas un geste anodin et mérite une discussion avec le chirurgien, en tenant compte des antécédents familiaux.
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📚 Sources de cet article
Niveau de preuve global : ⭐⭐ — sujet émergent, fondé principalement sur des données animales récentes, complétées par des données humaines observationnelles plus anciennes.
- Fogle RH et al., J Clin Endocrinol Metab, 2007 — Ovarian androgen production in postmenopausal women
- Converse A et al., Mol Hum Reprod, 2026 — The post-reproductive ovary shifts from a reproductive to an immune-like organ
- Équipe Duncan FE, preprint bioRxiv, 2026 — protéome de l’ovaire humain post-ménopausique (non relu par les pairs)
- Science (actualité), 2026 — After menopause, ovaries may transform into organs with immune powers
- Franceschi C et al., Ann N Y Acad Sci, 2000 — Inflamm-aging: an evolutionary perspective on immunosenescence
- Abildgaard J et al., PLoS One, 2020 — Increased systemic inflammation and altered distribution of T-cell subsets in postmenopausal women
- Landry DA et al., Sci Adv, 2022 — Metformin prevents age-associated ovarian fibrosis by modulating the immune landscape in female mice
- Parker WH et al., Obstet Gynecol, 2009 — Ovarian conservation at the time of hysterectomy and long-term health outcomes in the Nurses’ Health Study
- Parker WH et al., Obstet Gynecol, 2013 — Long-term mortality associated with oophorectomy versus ovarian conservation in the Nurses’ Health Study
Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale. Il présente des résultats de recherche récents, pour certains préliminaires, qui ne constituent pas des recommandations de traitement. Toute décision concernant une chirurgie gynécologique, un traitement hormonal ou un médicament doit être prise avec votre médecin ou votre gynécologue. Votre pharmacien reste disponible pour vous aider à préparer vos questions.



